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AED Heartsaver (4-21-16)

 

 

 

Office Monsters (2) Script:

Frank: Ed, I’m tired of you waking me up every afternoon with your stupid car battery.

Ed: Sure. No problem, Frank.

Dimitri: [Smirking] Maybe « tired » isn’t the right word.

 

Days later. . .

Ed: Clear!

Frank: Arrrrgh!

 

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Writing: Shaving Pains

“We edit to let the fire show through the smoke.”
—Arthur Plotnik

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Last week, I started building a metaphor between writing and shaving. In my example metaphor, I had irregular hair patterns after knee surgery that kept drawing the wrong sort of attention in public.

In fiction, anything that calls undue attention to itself is a problem. The secret to a captivating story isn’t just artistic words and phrases, but the camaraderie that exists between them. Every time a reader comes across a misfit word—even a beautiful one—their suspension of disbelief risks being damaged. I tried to read The Fellowship of the Rings in second grade, but I spent more time in the dictionary than in the story. Granted, I probably should have been reading something else at that age, but . . .

One priority for fantasy and science fiction authors is transporting us from our reality into an alternate reality. Words that break that magic, by being inauthentic, confusing, or awkward, should be cut. Even a gentle reader will become a critic if they get bumped from a story one too many times.

Here are a few issues I see often in the manuscripts I read:

Overly Dramatic Adjectives
Overt attributions of emotion/drama (e.g. merciless army, breathtaking vista, furious opponent) should not be used in place of more descriptive narrative.  A reader should feel these things through the actions taken by characters, rather than by getting beaten over the head with the word itself.

Example: “The merciless army advanced upon our breathtaking city.”

A reader can tell if an army is “merciless” independent of the word if the author has already shown (1) the body count, (2) a city in ruins, and (3) a parent so desperate to protect her daughter as to consider killing the child in advance of the army’s arrival. All of these things do a better job of casting an invading army as “merciless” than the word itself.

Smart words
Sesquipedalian. Pontificate. Prognisticate. It’s fun to show people how smart you are, but words like these score way more points on a Scrabble board than they do in a manuscript. There are exceptions—a character that uses big words to annoy your protagonist (and readers), perhaps?—but generally, if it isn’t an everyday sort of word, think carefully about using it.

Example:  “As he ran, Vance cursed himself for not being more perspicacious.”

One of my beta readers marked this word out in bold red strokes and replaced it with the more pedestrian word “clever.” This alters the meaning slightly, but works better for commercial fiction.

Awkward Expressions
These are expressions that get in the way of the story. They often stem from an author’s desire to be poetic, or say things in a new way, but they’re more trouble than they’re worth to the average reader. If the average reader has to spend too much time decoding a book of idiosyncratic (unusual) expressions they’ll get irritated. (And editors have an even lower tolerance for awkwardness.) It’s okay to use conventional language.

Example: “The stillness halted his feet with fear.”

This is an awkward way to say, “He stopped walking when he noticed the eerie quiet,” or “He halted, suddenly apprehensive in the unnatural silence.” Feet don’t feel fear and stillness won’t halt them . . .

🙂

Obviously there’s more to revising than just shaving out these little indiscretions, but if you find beta readers, agents, and editors looking at your manuscript funny, it might be time to go hunting for dramatic adjectives, smart words, and awkward expressions. And if you are getting weird looks, pat yourself on the back. It’s a sign of progress. It means you have a knee worth shaving.

 

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Et le gagnant du concours de légende est…

Nate Ricks! 

 

« Je te jure, Dimitri, si tu laisses encore une fois ton dentier de rechange dans les toilettes, je t’enfonce un pieu dans ton maigrelet poitrail ! »

J’adore le lien que tu as fait entre la pince à agrafes et le dentier, le comportement énervant des collègues et la menace bien adaptée au genre du « pieu dans le cœur ». Envoie-moi ton adresse sur Facebook et je t’enverrai ton édition !

Mention Honorable

Cami: La seule légende qui m’a fait rire à voix haute. Je ne sais pas pourquoi. Certainement parce que j’attendais plus de sophistication de la part de ces vampires mondains.

Ed: Meilleure suggestion pour l’utilisation de méthodes visuelles adaptées au genre. J’aime bien aussi l’ajout d’un autre personnage. Ca joue aussi sur la nature tyrannique/prédatrice de Vlad. C’était un concept tellement drôle que j’ai demandé à Marta de faire une version de Frank très inquiet.

FRANK

Caroline: Parvient à rester le plus près de l’intention originale du dessin. J’aime aussi le fait que Dimitri se rende compte que son comportement pourrait avoir un effet néfaste sur sa santé. Quel collègue courageux qui défend ainsi son ami.

Jaime: Conversion du dessin en polar. Tout à fait adapté et drôle. Encore plus drôle car ça me rappelle des choses dont je ne devrais pas parler dans un forum ouvert. (Saviez-vous que je travaillais pour le CFO à la NASA?). J’aime aussi l’ajout d’un troisième personnage, l’expansion de cet univers.

Holly: La sensibilité aux alimentations alternatives (et problématiques). Un de mes anciens collègues était plus ou moins allergique aux oignons. Tout ceux qui amenaient des sandwiches steak/fromage au boulot se faisaient mal voir.

Andrea: Le prix postmoderne pour l’usage du mot “intertextualité.”

Jared: Pince-sans-rire (ah ! ah !) comme au bon vieux temps.

Légende d’origine

« Bon sang, Vlad ! On est au XXIème siècle ! »

C’était en fait plus drôle de voir votre propre type d’humour dans chaque interprétation. Merci d’avoir partagé votre créativité avec moi.

Lien vers le concours de légende: Corporate Vampires

Lien vers le  New York Pitch Conference Post

Rapport de mon voyage à New York

 

Le carrelage de la petite chambre d’hôtel est toujours chaud quand j’y traine mes pieds, fatigué après une journée passée à arpenter la ville, ou encore endormi d’avoir veillé trop longtemps sur mon argumentaire pour Immuno. C’est ce que j’aime le plus dans ma chambre. Le sol est chaud et me rappelle le soleil du Texas sur un tapis hivernal.

A cause de la vitre de la douche, il est difficile d’atteindre la commande de la douche sans avoir à grimper dedans (tout habillé), et ce premier jet d’eau froide a soif de vouloir me surprendre. Ca ne me laisse pas longtemps pour me faufiler derrière la vitre, mais trente-cinq ans, c’est encore jeune… Tant que je ne glisse pas. Tandis que l’eau chauffe, je ferme mes yeux fatigués et me glisse dessous pour me réveiller ou me réchauffer, selon si j’arrive ou repars.

Pendant le déjeuner, je dis à mon ami Matt qu’il dormirait mieux si il mettait des boules Quies la nuit et il rit sur ses tacos. Nous mangeons à côté de Penn Station, profitant de la neige de mars et de la foule.

J’adore marcher dans la ville et écouter toutes les voix, des gorges d’un autre monde, rauques et fortes, calmes et timides, rouler dans l’air presque gelé d’une manière qui m’est nouvelle.

Bien entendu, je vais voir un spectacle. Je travaillerai sur ma conférence jusqu’à trois heures du matin s’il le faut, mais j’établis désormais une tradition : une comédie musicale sur Broadway, ou je meurs… Je me retrouve immergé dans une foule d’adolescents japonais, assez âgés pour sortir seuls mais pas assez pour abandonner le troupeau d’amis. Ils rient, observent et attendent tandis que les membres du groupe qui parlent le mieux l’anglais essaient de négocier vingt billets pour le Roi Lion qui joue déjà à guichet fermé.

Adolescent japonais : « Vonte RRRoi Lion ? »

Ouvreuse Mal Tournée : « Désolée. Il n’y a plus de billets pour le Roi Lion. »

AJ :   « Vonte RRRoi Lion ? »

OMT (agitant les bras) : « Plus de billets ! Zéro ! Rien ! Pas cinq ! Pas un ! Ils sont déjà tous vendus. »

Zut. C’était le spectacle que je voulais voir. Mes propres compétences en anglais, bien que loin d’être sans failles, me permettent de me rabibocher avec les Dieux de l’Inévitable et d’accepter mon destin. Je ne reproche rien à qui que ce soit, même pas à moi-même. Ce soir, j’aurais pu diner avec les autres participants de la conférence (ce que j’étais quand même arrivé à faire) ou travailler sur mon prochain livre. L’un ou l’autre.

J’adore les voix et les personnalités : Ralph. Rachel. Jason. Nina. Clarissa. Erik. Jessica. Sami. Et les étrangers. Anglais. Irlandais. Mexicains. Français. Japonais. Américains. Je parle avec tout le monde, parfois juste avec les yeux.

J’adore la chaleur des gens qui voyagent, leurs yeux étincelants et leurs esprits libres qui disent des choses comme : « Incroyable ! Je viens de Yokohama et vous êtes de Houston et nous sommes là au Fantôme de l’Opéra ensemble. »

En fait, c’est plutôt comme ça : « Vous voulez venir Japon ? Chez moi. Mon email. » Hidenobu cherche un stylo.

C’est épatant tout ce qu’on apprend sur quelqu’un pendant une attente de 30 minutes avant que le spectacle commence, les moments qu’on peut partager.

Les voix françaises sont plus faciles à comprendre que les japonaises, les russes et les italiennes, mais c’est quand même difficile de dire quelque chose au début. Et si mon français est mauvais ? (Je sais d’ores et déjà qu’il est pire que mon anglais.) Mais Mathieu et Julien n’en reviennent pas que quelqu’un des Etats-Unis puisse tenir une conversation, qui aurait pu durer plus longtemps, mais je dois absolument aller me coucher et vraiment dormir. J’ai quand même le temps de les prévenir d’être au guichet sur Times Square deux jours à l’avance pour prendre des billets pour le Roi Lion. Ils sont surpris de l’entendre.

Moi, non. Ce sont des mecs, et ils pensent comme moi, apparemment, et finiront coincés dans un tas d’adolescents japonais trop grands pour être… Oh, mais j’ai déjà dit ça.

C’est mon humeur. L’air froid me fait tousser et la neige me pince la gorge. Il y a de la neige mouillée sur l’asphalte et des nuages de vapeur et de fumée de cuisine dans l’air. Des noix de cajou grillées. Vous les sentez ?

Les lumières des écrans de télé sur Times Square sont aussi fortes que la lumière du jour et j’entends encore l’Irlandaise assise à côté de moi chanter le Fantôme de l’Opéra alors que je rentre chez moi.

Mes boules Quies m’attendent à mon chevet, prévoyant de me faire dormir au delà de la sonnerie du réveil, alors je le mets pour trois heures, au cas où et me glisse dans mon lit. Ou la douche.

Sommeil.

Et oui, New York veut le manuscrit !

Madison Towers

Concours: Que dit Vlad à Dimitri?

 

J’ai esquissé le dessin ci-dessous il y a plusieurs années, mais je l’ai gardé jusqu’à ce que je trouve un dessinateur. (Si vous voulez rire, demandez-moi l’original). Pour célébrer mon post vampirique précédent, aidez-moi à trouver une légende pour le dessin ci-dessous:

vampires2Cubes

Je songe à une légende, mais la vôtre est peut-être meilleure? Envoyez-la dans la section réponse avant mercredi 1er avril (ce n’est pas une blague) pour gagner un exemplaire poche de DARTS. Et abonnez-vous, c’est amusant!

Ecrire: Comment Stephanie Meyer et Jane Austen ont réparé mes robots

Il y a quelques années, j’ai lu un roman de vampires par une ancienne de BYU qui m’a fait penser au développement des personnages. Bien que je connaisse le mythe des vampires tel qu’il est exposé par Bram Stoker, je dois avouer ne pas être un mordu de l’horreur. La vie est déjà bien assez terrifiante comme ça. Mais les vampires scintillants étaient à la mode, alors j’ai fait une concession. Et puis une autre. Quatre concessions, pour être précis. J’ai appris une chose intéressante sur ma propre façon d’écrire : mes personnages sont tous des robots. Des robots médiévaux. Des robots de science-fiction. Des robots littéraires. Ils se plaignent quand j’écris :

<< ON NE RESSENT RIEN. >>

« Arrêtez de vous plaindre. Je raconte une histoire vraiment cool ! »

<< O.K., SACRIFIE-NOUS A TON INTRIGUE. >>

« Chut ! »

Je remercie Stephanie Meyer de m’avoir ouvert les yeux, même si elle n’y est pas allé de main morte. Je ne pouvais pas tourner une page sans qu’un des personnages ne décrivent l’amour/la douleur/la joie/la déprime/l’enthousiasme qu’il ressentait. Mes robots ont commencé à être jaloux :

 

<< ON EST DÉPRIMÉS. >> 

« Impossible. Vous êtes des personnages robots dont le seul but dans la vie est de servir l’intrigue. »

<< AFFIRMATIF. MAIS ON LE SERAIT SI TU NOUS LAISSAIS. TU NE NOUS LAISSES JAMAIS PARLER DE NOS SENTIMENTS. >>

« Bon. D’accord. Je vais écrire quelque chose maintenant : ‘Les personnages robots furent tout à coup envahis d’une vague de déprime !’ Ca va mieux ? »

<< OUAAAIS ! On est déprimés ! (c’est vraiment atroce.) >>

On peut aussi en faire trop avec les émotions, mais mes personnages n’ont jamais eu ce problème-là.

Vous vous marrez ? Ca se comprend. Et vous devriez vous demander : « Pourquoi est-ce que tu n’as pas commencé par l’incomparable Orgueil et Préjugés de Jane Austen ? »

Bonne question. Je l’évite avec assiduité depuis que j’ai été forcé de regarder Raison et Sentiments avec mes cinq grandes sœurs en tant que jeune ado. (Cela après des années à voir Scoobydoo se faire supplanter par La Petite maison dans la prairie).

Je ne devrais quand même pas en vouloir à Jane Austen pour ces dommages psychologiques, hein ?

Il a fallu l’intervention d’une amie respectable pour me remettre sur la voie. Elle m’a pris par surprise quand j’ai appris que Persuasion d’Austen était l’un de ses livres préférés.

Quoi ?

Jusque là, je pensais n’avoir que la lumière de Fascination pour me guider… Pendant cette période sombre, je suis allé jusqu’à aller voir Hésitation avec les sœurs susmentionnées, bien que j’aie été plus malin cette fois-ci et y sois allé avec mon grand frère pour me protéger. Nous ne sommes pas des grands fans de Twilight, mais c’était un bon film, surtout quand mon frère s’est arraché la chemise à la fin et a hurlé à la lune pendant le générique de fin.

J’en ai fait de même.

« Equipe Jacob ! », avons-nous aboyé.

Les clients du Cinemark qui sortaient en même temps ont ri avec nous, bien que certains s’inquiétaient des inconsistances physiques en nous comparant à la bande des frères de Taylor Lautner. Mon physique n’est pas trop mal pour quelqu’un qui ne joue au foot qu’une fois par semaine et qui va rarement à la salle de muscu, mais j’ai la peau plutôt pâle en hiver, disons, de la couleur de chamalows mouillés. On ne peut pas nier ses origines.

Mon frère a la même couleur de peau, et bien qu’il soit plus grand, il est plutôt maigrichon. L’aveuglant flash norvégien dans les lumières hollywoodiennes de l’hiver a sans doute envoyé une myriade de messages confus. Comment les loups-garous peuvent-il être si pâles et imberbes ? Ces deux-là devraient plutôt se joindre à l’équipe des vampires. Stephanie Meyer pourrait-elle écrire un livre encourageant les jeunes hommes à garder leur chemise ? Nous avons finalement décidé – on ne peut pas dire à un loup-garou ce qu’il peut porter – de remettre nos chemises. Bon, d’accord. Eclipse lunaire terminée.

Et puis un jour, assis à ma table, essayant de retirer une agrafe mal attachée dans une pile de documents budgétaires avec ma pince vampirique, tout le spectre de l’humour vampire (surtout rouge) s’est brièvement ouvert à moi (voir image ci-dessous). En quatre ans, personne ne m’a jamais demandé pourquoi ma dégrafeuse s’appelle Edward.

Personne.

Erreur de carrière ? Trop peu de scientifiques s’intéressent au problème du vampirisme ?

C’est la vie, je suppose. Il y a des jours avec et des jours sang… Abonnez-vous.

 

Vampliers